9. La Chorale des Bioux créée en 1885.
Les Bioux vers 1900.
    "Nous sommes au printemps 1885. Le hameau des Bioux a réparé les importants dégâts causés par l’incendie du 18 août 1872 au Bas-des-Bioux, qui prit naissance au voisinage Chez-les-Berney, détruisit 13 maisons et laissa 22 ménages sans abri. La générosité du public se manifesta à cette occasion, et d’un peu partout des dons arrivèrent en faveur des sinistrés. Les bourgeois du Chenit y contribuèrent pour une large part, et dans la liste des donateurs, nous voyons entr’autres : Le Sentier, produit d’un concert, Frs. 255.-    
   
Il y a deux auberges au village : l’Hôtel des Trois Suisses qui maintient une tradition séculaire, et A l’Etoile, qui porte en sous-titre : « Autant boire ici qu’ailleurs », dans le bâtiment « Chez-Trompe-la-Mort », seul immeuble bâti alors Sur la Grande partie. Quelques petits ateliers s’occupent d’horlogerie, celui de A.-F. Rochat-Benoît, celui des frères Reymond Chez-la-Lisette, qui fournit des blancs, celui de Marc-au-Maçon, qui livre des pignons, et la fabrique de roues des Tâches. La plupart des habitants cultive un petit domaine et travaille à domicile pour les établisseurs du Chenit, du Lieu, du Pont et de l’Abbaye. Quelques-uns fabriquent encore des couteaux ou des serpettes qui eurent leur heure de célébrité. On vient de toute la Vallée se fournir au magasin Chez la Barbille, qui est un des principaux du district. Les frères Bouveret, de Bellefontaine, exploitent la scierie de Vers-la-Scie, et ceux de ma génération se rappellent encore avoir vu passer leurs charrois de bois traînés par des paires de grands bœufs".
    Voilà un texte de Charles-Edouard Rochat qui fixe avec bonheur l'état du village des Bioux alors qu'il s'apprête à créer une chorale. L'histoire succincte de celle-ci est dévoilée dans notre annexe par le même et talentueux auteur.