98. André Meylan, ancien préfet, décédé le 2 septembre 1980
André Meylan, préfet honoraire
     "Il allait de chez lui au Bazar, puis à la poste et à l'Hôtel de Ville, faisant parfois un court arrêt à la préfecture qui fut longtemps sa vie. Toujours pressé, toujours précis, une information à quérir, un renseignement à apporter. avant d'avoir franchi le seuil, on l'entendait dire: "Ne te dérange pas, je ne fais que passer". Comme si un préfet honoraire n'avait pas ses entrées privilégiées et bienvenues dans cette préfecture encore tout imprégnée de sa présence, de son travail, de sa façon d'organiser et de classer toute chose.
    "Ta visite nous fait plaisir, arrête-toi un instant". S'arrêter? Oui, mais pas ici et pas maintenant. J'ai à faire. toujours ce sens aigü du devoir, le sien et celui des autres, ce respect absolu de la fonction dont il n'était plus revêtu. Les échanges amicaux ce sera pour plus tard, en terrain neutre, à la pinte, ce lieu privilégié qui abat les barrières de toute sorte, rapproche les hommes, cultive les amitiés si nécessaires aux solitaires et aux autres". 
                                                                                     Jean Rochat