96. Tout là-haut, La Neuvaz (prononcez La Neuve)
Une ambiance dont on se souvient
    La Neuvaz, un chalet perdu sur une crête de l'un des derniers contreforts du Mont-Tendre. Pour y accéder de la Combe des Amburnex, deux bonnes jambes, avec lequelles vous montez un raidillon où vous découvrez des forêts qui ne sont souvent que les parties de ces anciens pâturages que l'on a abandonnées. Parce que trop rocheuses ou trop pentues. Et au sol, une mousse impressionnante parmi laquelle pourtant ne rechignent pas de pousser une jeunesse d'arbres nombreuse et pleine de vitalité. Il s'agit par endroits presque exclusivement de sapins blancs. 
    Après s'être trompé de quelques cents mètres, on comprend vite la direction à prendre pour retrouver le chalet. Suffit d'ailleurs de rester dans le grand parc et de suivre la trace des bestiaux. Qu'ont-ils pu trouver encore à brouter en ces clairières ravagées par les sangliers. C'est un désastre.
    Mais le chalet, plus loin, nous rassure quelque peu. Le pâturage s'ouvre sur des espaces autrement plus convainquants. Chose qui n'est pas à  dédaigner, d'ici, la vue est intéressante sur le vallon des Amburnex. Et pour améliorer une promenade qui ne s'est faite que par un temps gris, la pluie pas loin de nous rattraper, nous retrouvons les images anciennes de ce chalet, quand la Photographie des Arts s'intéressait à lui et composait un tableau magnifque à partir de la bâtisse elle-même, du bétail et de ses fruitiers, mais aussi par tous ces promeneurs du dimanche montés pour manger la crème. 
    C'était ce qu'on appelle aujourd'hui le bon vieux temps!