95. Ce que disait le livre, un conte de fin d'année de Julie Meylan, paru dans la FAL du 30 décembre 1915.
Ce que disent tous les livres...
    Nous sommes à la fin de la deuxième année de guerre. Et l'on peut douter que celle-ci puisse se terminer bientôt, chacun des billégrants enterré dans ses tranchées desquelles on tente de le déloger à grands coups de canons. C'est la folie des hommes, extrêmes, totale, insurpassable. On ne peut que désespérer. 
    Julie Meylan quant à elle, sait parfaitement la souffrance des hommes. Elle imagine, on peut le croire, ce qu'ils vivent là-bas, et la triste fin de ceux que le destin à frapper. Cependant, femme de foi, elle croit en une fin possible, et surtout en un retour aux valeurs traditionnelles. Ainsi en cette période de désespérance, parce que l'on croit, on n'efface pas cette possibilité que la lumière puisse jaillir à nouveau. 
    Et pour elle, la lumière, elle vient du ciel, elle est pareille à cette étoile de Noël si lumineuse qui, tout à tout, s'est arrêtée sur un  petit enfant couché dans son berceau et qui sourit.