92. Tell découvre Venise.
Quelque part dans Venise...
    Tell Rochat ainsi découvre Venise. Et il s'y trouve si bien après quelques semaines où il peint sans relâche, il se sent si acclimaté, si participant à l'activité de la cité, les autres marchandent, lui il peint, qu'il ne voudrait plus en repartir. La Vallée, là-bas, avec ses autres couleurs, plus sombres, avec ses sapins, ses lacs, sa Dent, sa maison, les siens, hélas, ne l'attire plus. C'est ici qu'il voudrait désormais vivre, dès aujourd'hui et à jamais. Arpenter sans cesse les petites rues dont il connaît maintenant un grand nombre, toujours différentes. Voir évoluer la foule, découvrir de beaux visages, il rêve beaucoup Telle Rochat, emmagasiner des sujets par dix et par cents tandis qu'il irait manger dans les petites auberges de la cité où ce n'est pas encore trop cher. Faire aussi le plein de souvenirs pour plus tard. N'en pas demander plus à la vie. La prendre à bras le corps, rêver d'un avenir d'artiste grandiose. L'art avant toute chose.