89. L'hôtellerie.
Le Café Vaudois aux Charbonnières, fermé depuis près d'un siècle.
    Nous remettons en place tous les matériaux qu'Auguste Piguet a consacré à notre hôllerie. On trouvera en plus d'autres et plus anciennes informations dans ses différents ouvrages consacrés tant à la commune du Lieu qu'à celle du Chenit. 
    Nous nous permettons aussi de vous renvoyer à notre chapitre spécial traitant de tous les lieux publics de la Vallée de Joux, exception faite des quelques-uns qui auraient pu nous échapper. Il s'agit-là, bien entendu, d'un tout gros morceau qui n'a pas fini d'être exploité. 
    Reconnaissons que le nombre de logis n'est pas à la hausse ces temps-ci à la Vallée de Joux, et que d'aucuns encore en activité, se permettent souvent de mettre la clé sous le paillasson, ne serait-ce que pour prendre des vacances ou pour éviter une mauvaise saison où "il n'y a rien à gagner", car étant entendu que l'argent, en ce domaine plus encore qu'en d'autres, est le nerf de la guerre. 
    Plusieurs de ces établissements sont aujourd'hui menacés. Voyez le Terminus, aux Charbonnières, vieux de plus d'un siècle et qui envisage de fermer ses portes. D'une part le propriétaire et gérant est en âge de retraite, et d'autre part, pour la poursuite de telles activités dans le bâtiment ne correspondant plus aux règles actuelles d'hygiène et de sécurité, il faudrait investir des sommes si conséquentes que la rentabilité ne serait plus assurée. Alors, voilà, on envisage ici de mettre la clé sous le paillasson de manière définitive. Ainsi après Castel-Joux fermé il y a dix ou vingt ans, il ne restera plus en ce village en perdition  qu'un seul hôtel. Pourvu qu'il dure... 
    Mais enfin, nos propos voudraient surtout porter sur le passé de ces multiples établissements avec pour certains, une très longue histoire qui plonge ses racines loin dans notre vieux passé combier. Qu'on se le dise!