85. Ce qu'il écrivit, un conte de Julie Meylan, paru dans la FAL du 19 janvier 1915.
Une lueur malgré tout dans les ténèbres de l'époque...
    La guerre, la première, Julie Meylan décédée en janvier 1940 n'ayant pas eu le temps d'écrire sur la seconde, a souvent préoccupé notre auteur qui aura donné nombre de texte sur le sujet. 
    Textes toujours très humains, où luit, malgré l'opacité du moment, cette petite lueur qui permet à l'humanité d'espérer encore et toujours, car tel est son destin, celui de croire que toute détresse peut avoir son terme. 
    Plusieurs de ces textes "frontières" pouvant se dérouler du côté de notre Vallée dont est originaire Julie Meylan, il était normal que nous les reprenions pour les offrir aujourd'hui à votre compréhension. C'était vraiment une époque terrible où fallait laisser sa sensibilité à la cave pour avoir encore le courage d'exister. Et cela en quelque lieu où l'on puisse se trouver, puisque presque toujours à proximité, et cela dans les conditions atroces que l'on sait, l'on s'étripait à grands coups de canons, de grenades, de mitrailleuses voire de baïonnettes quand il s'agissait de partir à l'assaut et qu'on avait qu'une chance sur dix de ne pas y laisser sa peau. 
    Certes Julie Meylan n'a pas pu assiter aux combats, n'a jamais été sur le terrain, elle demeure sagement à distance. Elle  n'en souffre pas moins de cet état de guerre qui teinte toute sa prose de l'époque. 
    Non, malgré l'espoir qu'elle tente s'insuffler à ses lecteurs, ce n'est en aucun cas Noël!