7. Hector Golay, La Vallée de Joux de 1860 à 1890, 1891.
Hector Golay, journaliste et greffier (1840-1915).
    Hector Golay, ici pour la Société vaudoise d'utilité publique, livre une analyse magistrale de trois décennies de la vie économique et sociale de la Vallée de Joux, de 1860 à 1890. Que de changements majeurs en cette époque où le mot progrès est devenu culte. On avance à toute vapeur. Et c'est le cas de le dire, puisque avant même la fin de ces trente glorieuses, le chemin de fer va relier la Vallée au reste du monde, via Vallorbe. 
    Après ces trois décennies, la Vallée ne sera plus la même, c'est certain. On pourrait mieux s'en rendre compte au Pont, village qui vient d'être complètement chamboulé, et par le chemin de fer, et dès avant par l'installation des glacières sur les rives orientales du lac Brenet. Quelle prodigieuse activité, et quel monde pour mener à bien tous ces travaux. Du monde qui pourrait repartir sitôt les grands chantiers achevés. Mais voilà, c'est le début d'une longue époque de changements tous azimuts, constructions nouvelles à la clé, qui réclame du monde. Si bien que tous ne repartiront pas, mais resteront en notre région où ils finiront par prendre racine. Ces exilés du sud en viendront même vite à avoir leur propre entreprise qu'ils conduiront avec succès, car ce sont non seulement des travailleurs acharnés, mais aussi des hommes d'idées. 
    Trois décennies racontées avec passion par notre greffier, Hector Golay, né en 1840, décédé en 1915. Cet homme, qui fut fondateur du journal éphémère Le Messager du Val de Joux, était né une plume dans les mains. Il voulait, à l'instar de son compatriote Lucien Reymond, discourir de tout. Morale, religion, économie surtout, où, pendant ces trois décennies, les crises furent pourtant intenses. Elles le furent tant même, , que l'on n'était pas certain d'en ressortir vivant.