77. Fêtes et coutumes de tous genres au pays des Combiers.
Fête de la Palestine aux Charbonnières. Armand Golay, administrateur, distribue les petits pains aux enfants. Années septante.
    Elles touchent à tous les domaines de l'existence. Elles sont là, imparables. Elles découpent les vies en tranches, les ans en saisons ponctuées par des fêtes religieuses ou sociales. Elles meublent votre existence qui sans elles, serait par trop monotone. 
    On ne les oublie jamais. Certes, certaines disparaissent au fil des âges, remplacées par d'autres, ou tout simplement abandonnées parce qu'elles étaient justement d'un autre âge. Que l'on aurait presque honte de s'adonner à des festivités aussi simples et naïves. En viendra d'autres. 
    L'homme en a besoin. Aujoud'hui, elles sont souvent prises en charge par le monde de la consommation qui ne sait les retenir que parce qu'avec elles, il y a du fric à gagner. Il suffit de penser à Noël, Ô joli temps des cadeaux, à Pâques, Ô les beaux lapins de Pâques, du chocolat à la tonne. Et ainsi de suite. 
    "Oublier l'anniversaire de quelque ancien ou ancienne serait ressenti comme manquement grave", écrivait Auguste Piguet qui s'est penché longuement sur ces anciennes coutumes. Il en connaissait beaucoup pour les avoir encore connues, il en appréhendait d'autres parce que lui, plus qu'un autre, avait interroger ces fameux anciens. Quaund ceux-ci existaient encore et en avaient des choses, à vous raconter. Comment on vivait autrefois. Oh! on n'était pas si compliqué. Tandis que maintenant, vous les jeunes, avec vos nouvelles coutumes! 
    Il est bon tout de même de jeter un coup d'oeil sur celles-ci et de les comparer avec celles d'aujourd'hui. Cela a-t-il vraiment changé autant qu'on pourrait le dire ?