76. Brut pour net, emboîtage et ficelage
Toti tamponne, seule photo, sauf erreur, que nous possédions de cette opération.
    Autrefois deux opérations fondamentales de l'affinage, les dernières, quand vous en êtes à mettre votre marque sur le couvercle de chacune des boîtes. C'était encore à l'encre que cela se faisait. Il y avait des encre violettes, les plus nombreuses. Mais aussi des encres brunes, des vertes, et même des rouges. La diversité régnait. Comme les marques aussi, puisqu'on trouvait un trèfle, un chalet, un modzeni, plus tard un pèlerin.
    On découvrira ici de manière précise comment on emboîtait. Puis de quelle façon on tamponnait les boîtes, et enfin vous seront expliquées les techniques de ficelage des fardeaux qui étaient toujours de cinq pièces pour les petits vacherins, de trois pour les gros, pour ne pas qu'ils s'écrasent lors de leur transport qui, à l'époque, ne se faisait pas en palette, avec en conséquence  les boîtes à vacherin nullement protégées contre tous les mauvais coups qu'on pouvait leur faire subir.
    On raconte ici des actions qui ont pour la plupart disparu. Comme aussi n'existe plus cette prise en charge à la gare du Pont pour que vos vacherins en soirée soient dirigés sur Lausanne par un un convoi tirant la plupart du temps un wagon plein. Entendez  par cela que les fardeaux recouvraient toute la surface du wagon, et que même, dans les cas extrêmes, il put y en avoir deux couches.
    Un monde disparu. Qu'il est bon de fixer avant qu'il ne soit totalement oublié. D'où la présentation de ce nouveau chapitre.