74. La vie de société.
La Jurassienne, drapeau en tête, défile devant l'Hôtel de l'Union au Sentier.
    On consultera naturellement notre rubrique "Sociétés" où l'on retrouvera beaucoup de celles-ci, en général par le biais de quelque historique écrit à l'occasion d'un cinquantième, d'un 75ème ou d'un centième anniversaire. Toutes ces publications diverses sont excellentes et nombre d'entre elles sont illustrées. 
    Nous tenions néanmoins à vous offrir le "pavé" Auguste Piguet consacré aux sociétés ou associations, en allemand Vereine. Notre professeur, en effet, a compris le rôle essentiel de ce type de groupement au travers des âges, car il faut remonter loin en effet pour retrouver les premières associations. Certes, on peut le dire, au début il y eut les communes. Mais presque en même temps survint les nécessaires sociétés d'entr'aide qui permettaient aux pauvres de ne pas sombrer dans la misère absolue. On peut dire ainsi que les deux formes, le politique et la solidarité "officielle" naquirent à peu de chose près en même temps. 
    Les premières associations de divertissement furent les "abbayes", soit société de tir. Ce furent d'ailleurs à peu près les seules que LL.EE. acceptèrent, les occupants ayant toujours eu une peur bleue qu'il se crée de manière plus ou moins secrète des groupements dont le propre aurait été de contester leur autorité. Il convenait donc de n'accorder des autorisations qu'au compte-goutte, et même les sociétés de tir devaient présenter patte blanche pour avoir le droit de s'assembler, encore que ce ne fusse guère qu'à l'occasion du tir annuel. 
    Bref, toute cette problématique est analysée par Auguste Piguet dans un chapitre tout particulièrement étoffé.