73. Horlogerie
Un atelier bien de chez nous.
    Le professeur Piguet, quoique par sa profession d'enseignant il se tenait en marge de l'horlogerie combière, en connaissait néanmoins non seulement l'histoire, mais aussi la technique. Ce qui fait que les textes qu'il a pu écrire sur notre profession la plus représentée à la Vallée, restent passionnants et gardent toute leur utilité. 
    Il est évident que pour parler d'horlogerie, il faudrait des volumes. Au vu de la riche histoire de cette profession d'une part, et d'autre part du nombre incroyable d'entreprises qui s'y adonnèrent. Seules quelques-unes ont résisté au pouvoir corrosif du temps. Les autres ont disparu, laissant quelques souvenirs quand elles furent d'importance, ayant disparu corps et bien pour celles qui, tout en ayant des productions de qualité et reconnues en leur temps, n'ont pas su offrir à la postérité des traces tangibles de leur existence: les maisons où elles se trouvaient ont été transformées, les archives de ces sociétés ont disparu, leurs produits tout autant, bref, nous voilà orphelins de toutes ces entités horlogères qui auraient mérité leur place au soleil de l'histoire. 
    Il n'est pas impossible, néanmoins, que peu à peu elle puisse refaire surface, ne serait-ce que dans de modestes chroniques. 
    Ce que nous voulons dire, en vous proposant ces quelques pages du professeur Piguet et ces autres du professeur Samuel Aubert, c'est que ces écrits ne peuvent être qu'une modeste introduction à un sujet si vaste qu'il ne sera jamais qu'abordé d'une manière partielle. Ce qui, dans le fond, n'est pas plus mal, laissant aux historiens du futurs tout loisir de revisiter cette histoire économique si passionnante.