6. Notes sur Palma il Vecchio.
Une beauté intemporelle.
    Un peintre né en 1480 à Serina, dans la Bergamasque, décédé à Venise en 1528. Il n'aura donc vécu que 48 ans. Mais suffisamment longtemps néanmoins pour nous offrir une oeuvre picturale magistrale qu'il convient de découvrir, ou redécouvrir, car longtemps laissée dans l'ombre par les spécialistes de l'art pas toujours aussi futés qu'ils veulent en donner l'impression avec leurs propos académiques et formatés! 
    Si l'homme partit pour Venise dont il subit l'influence du milieu artistique, régnait alors Le Titien, il n'en oublia pas pour autant sa région natale pour laquelle il donna quelques polyptiques tout à fait remarquables. On en sait à Serina, à Peghera. Il y en avait aussi un autrefois à Gerosa, celui-ci malheureusement transporté à Milan, dans l'un des grands musées de la ville. 
    Palma il Vecchi donna donc de nombreuses oeuvres religieuses. Celles-ci, par bonheur, ne sont ni tristes ni démoralisantes et les personnages qu'il y représente, les femmes en particulier, avec la vierge ou quelque Maria Maddalena, n'ont rien d'évanescent. Ce sont les belles femmes que l'artiste pouvait croiser dans les rues de Venise, plutôt celles qu'il pouvait convaincre de poser dans son atelier. Elles avaient la plupart les cheveux de ce blond vénitien incomparable. Des femmes magnifiques en vérité qui laissent voir sans que cela ne pose problème la chair doucement rosée ou blonde de leurs solides épaules, comme aussi, de temps à autre, pour l'agrément de leurs futurs admirateurs, un sein que l'on saurait voir. Quelles merveilles donc sous le pinceau magique de ce peintre auquel, en cette année 2015, on rend largement hommage à Serina en ayant accroché des reproductions de ses plus grandes oeuvres dans l'église, dans les rues du village, mais aussi, le culte va très loin, dans tous les commerces de la place. 
    Tout cela est véritablement formidable et enthousiasmant!