6. Fêtes des narcisses.
Un monde trop parfait pour qu'on tienne à le garder ?
    Les beaux champs de narcisses du début du siècle réduits au trois quarts si ce n'est plus. Un reliquat probable à la fin du siècle, ou même au milieu de celui-ci, du 10 %. L'urbanisation galopante de la région plus l'introduction d'une agriculture intensive destructrice des biotopes originaux depuis des décennies étant en cause.
    Que verrez-vous, mes braves qui nous succéderez ? Des maisons, encore des maisons. Des routes, encore des routes. Peut-être là-haut un ou deux téleskis mais dont les pentes auront depuis longtemps déjà été ravagées par des engins démesurés utilisés dans le sens d'une rectification complète des pâturages. L'homme est fou et ne le sait même pas! Et n'allez surtout pas le lui dire, il perd sa folie pour en devenir méchant! 
    Il ne restera donc rien, ou si peu de chose. Raison pour laquelle on peut s'extasier devant les quelques photos que nous vous proposons, repiquées du net, naturellement, notre collection personnelle en ce sens étant proche de zéro.
    Doucement, braves et jolies dames, peut-être que votre cueillette sera moins néfaste que des engrais chimiques, ou que les trax qui viendront rebouiller le terrain pour le laisser à jamais mutilé, mais tout de même, est-il nécessaire d'en prendre autant ?  Laissez-en donc pour les autres, ou même pour les générations futures.
    Mais c'est ainsi, personne ne se doute que son action personnelle puisse avoir une incidence sur tout. On croit à la persistance éternelle des choses. On nage dans le beau sans croire une seconde qu'il pourra ne plus en être de même un jour.
    L'homme vit son présent, ne regarde pas derrière, et de ce qu'il doit advenir, bernique!