6. Des patins pour tous les goûts.
Ces fameux patins à vis que l'on a encore utilisés.
    La première trace écrite de patinage à la Vallée de Joux, tout au moins selon notre documentation, remonte très exactement à deux siècles. C'est en janvier 1817 en effet, que le jeune Henri Aubert du Solliat s'en va à plusieurs reprises faire du patinage sur le lac de Joux. Qu'il y retourne montre le plaisir que l'on prenait déjà à parcourir le lac sur des engins dont on ne peut cependant pas deviner le type exact. Patins bois-métal comme on le suppose, ou tout en fer, comme cela pourrait aussi être possible. Car il y a que l'un ou l'autre des Le Coultre de la future Grande Maison, serait dans l'éventualité d'avoir mis les patins parmi les produits de sa forge. Information encore à contrôler. 
    Quoiqu'il en soit il est à croire que la pratique du patin date de l'époque où notre canton se forme. il n'est pas imposssible certes, que la fin du XVIIIe siècle ait déjà connu de tels engins. Mais connaissant LL.EE. rabat-joie de première, cette hypothèse reste peu crédible.  
    Le patin! Désormais on allait le pratiquer de plus en plus, jusqu'à ce que fut une véritable frénésie dans le dernier quart du siècle. Pressentant la bonne combine, la plupart des magasins de quincaillerie et objets divers mirent les patins dans leur assortiment. Il est probable qu'alors ce n'aient plus été que des patins fabriqués à l'extérieur de la Vallée, de ces fameux Victoria-Club, Halifax, Germania, Merkur, Eiskoenig et autres. Le choix ne manquait pas. A chacun sa forme particulière et ses qualités.
    On vit alors les photographes prendre leurs premiers clichés de cette nouvelle forme de loisir, ce qui nous laisse des scènes du plus haut intérêt, vu qu'elles montrent enfin les Combiersd dans des activités qui ne sont plus simplement de s'éreinter au boulot!