69. Santa Croce, des archéologues coupables de décisions irréfléchies.
Ces mêmes lieux vus par Pepi Merisio, le grand photographe italien.
    C'est affligeant de penser que des archéologues puissent accomplir une oeuvre aussi pitoyable. Ils seraient sensés toujours aller dans le sens du beau, et les voilà qu'ils nous conduisent vers une horreur sans nom, pareils ici à ces entrepreneurs dévoyés qui vous creusent, vous ouvrent, vous transpercent, vous massacrent, vous bétonnent, vous bitument, sans état d'âme. 
    Ainsi eux tous ont-ils oeuvré pour rendre la chapelle Santa Croce, à proximité même de la grande église ou cathédrale Santa Maria Maggiore, non seulement  non visitable, mais pitoyable, dans un environnement lugubre, un grand trou et des barrières métalliques. Il était là, ce site remarquable, presque aussi vieux que la ville elle-même, un demi-millénaire avant qu'ils n'érigent leurs grandes murailles, merveilleux dans ses formes simples et épurées, on pouvait même en faire le tour, et désormais le voilà enfermé derrière des barrières infranchissables, chose plus grave encore, laissant désormais voir au grand jour des fondations faites seulement pour le supporter et non pour être admirées. 
    On découvrira ici même, par un texte plus appuyé et par différentes images, autant de preuves à l'appui d'un acte barbare,  un dossier pathétique, et qu'il peut être d'autant plus, qu'il n'y a guère d'espérance pour que l'on remette tout un jour dans un état convenable. Pepi Merisio, le grand photographe italien, qui a établi un cliché si remarquable des lieux en question,  doit se joindre à nous afin qu'on aille leur tirer l'oreille, et pas rien qu'un peu, à tous ces démolisseurs!