68. Faire boucherie.
Du côté du Brassus...
    Faire boucherie, l'un des grands événements de l'année. Ce pauvre cochon que l'on a engraissé un an durant, dont on a fait quelque part son compagnon, et que maintenant l'on fait passer de vie à trépas pour faire de sa carcasse la réserve de nourriture pour les mois à venir. 
    Avec le cochon, tout est bon! Raison pour laquelle la brave bête avait toute sa place dans la maison. Et qu'on la sacrifiait sans trop penser à un avenir qu'elle n'aurait jamais, si ce n'est d'être transformée en saucisses aux choux, en saucissons, en boutefas, en casa, en saindoux, en tête marbrée, en pieds de cochons, en boudin, en tout ce que vous voudrez, car avec de brave quadrupède rien ne doit donc se perdre. 
    La fin du cochon, des saucissons dans le fumoir que l'on va fumer en chaque fin de journée pendant quelques jours ou quelques semaines, et enfin, un jour, cette viande que l'on déguste, et avec quel plaisir, accompagnée de pomme de terre à l'eau et de choucroute. Un coup de rouge par dessus, et vous êtes au paradis. Pour le cas, bien entendu, où vous auriez l'estomac aussi solide que votre réputation! 
    Il est décidément bien gentil, le cochon!