65. Textes en patois, première livraison (1927-1929)
Pentionnaires de l'Hôpital de l'Orient en 1938. S'il n'y a pas là quelques anciens qui parlent le patois, que l'on soit pendu !
    Les textes en patois regorgent dans la FAVJ, et cela dès les années 1890 et jusqu'à la fin des années 1950, où les derniers patoisans tirent leur révérence, en particulier P. d'Amont qui fut un gros contributeur quand à notre ancien parlé. 
    Celui-ci ne fut donc négligé d'aucune manière, sous forme écrite tout au moins. Prenez les études du professeur Piguet, les dictionnaires patois que nous connaissons, et cette infinité de textes divers dans la FAVJ, il y a là de quoi reconstituer notre bonne vieille langue. Manque juste que la prononciation que l'on pourra retrouver par l'écriture phonétique du professeur Piguet, ne pourra probablement jamais être rétablie de manière authentique. Il y a bien un ou deux enregistrements - allez voir surtout de la radio suisse-romande -, mais dans l'ensemble, une langue, si elle peut se fixer par l'écrit, ainsi que nous l'avons vu, disparaît alors qu'elle n'est plus parlée et que les enregistrements n'ont pas été assez nombreux. 
    Que faut-il penser ? Que le français est déjà assez difficile à comprendre et à écrire, sans qu'il nous faille encore rajouter une seconde langue, celle-ci beaucoup plus complexe, et qui surtout fait référence à une civilisation, ici combière en particulier, qui, si elle n'a pas encore complètement disparu, ne tardera pas à sombrer définitivement dans le puits sans fonds des âges. Restera juste le témoignage que nous laisserons sur ce site. Et puis encore, celui-ci, devant les interrogations de la conservation  des données informatiques, les pressions peut-être un jour qui se feront quant à nos divers propos, continuera-t-il tranquillement sa route ? Ce n'est certain d'aucune manière.