65. Le Pré-Gentet, proche de la frontière.
Le Pré-Gentet vu par les cartographes de Louis XVI (1785).
   C'était autrefois un hameau de trois ou quatre maisons, guère plus. On vivait là, dans cette combe du Pré-Gentet, de l'élevage, de l'agriculture et probablement aussi d'une profession d'appoint, telle que la boissellerie. 
    Le hameau du Pré-Gentet dépendait du village du Lieu d'où étaient arrivés qualques-uns de ses citoyens, Lugrin en particulier. 
    On ne vécut guère ici plus d'un siècle. Suite aux difficultés financières propre aux famines de la fin du XVIIe siècle, les habitants s'endettèrent et pour finir vendirent leur propriété. Ils le firent à un certain Rochaz de Romainmôtier, originaire du Pont. 
    Ce qui fait que de différents domaines, l'on fit une montagne unique. Celle-ci devait être dans des mains privées pendant deux siècles. La commune du Lieu racheta le Pré-Gentet, ainsi que le Bonhomme, d'un Grobéty de Vallorbe, marchand de farine. Il fallut débourser la jolie somme de 210 000.- Chose à signaler, le bois prit tellement de valeur pendant la première guerre mondiale, qu'à la suite d'une grosse coupe effectuée sur ces deux montagnes quelques années seulement après leur  acha par la commune du Lieu,  que l'on put rembourser presque l'entier de la somme grâce au bénéfice d'une grosse coupe effectuée sur cette propriété. Autres temps, autres moeurs. Mais néanmoins cette situation ne peut faire que rêver des propriétaires de forêts d'aujourd'hui qui ne sont pas loin d'y être de leur poche lorsqu'ils envisagent d'effectuer quelque coupe. 
    Il y a donc un chalet en ces lieux depuis le début du XVIIIe siècle. Celui-ci fut remplacé par un établissement moderne on ne sait à quelle époque. Cette nouvelle bâtisse, établie selon des critères déjà modernes pour l'époque, brûla le 8 novembre 1942. Il fut reconstruit sur les mêmes murs.