64. La maison combière dans tous ses états.
La Grand'Sagne, entre le Lieu et le Chenit, photo col. Eugène Vidoudez.
   Plusieurs auteurs locaux ou externes se sont donnés la peine de décrire la maison combière par le menu. Ces descriptions "scientifiques" nous permettent de pénétrer à notre tour dans ces vieilles bâtisses, assez peu confortables certes souvent, néanmoins non sans charme, visite qui nous permettra de comprendre de manière plus ou moins exacte comment vivaient nos prédécesseurs. 
    La cheminée occupait le centre de la maison. C'est dire que le feu et la chaleur étaient au coeur  même de la vie. Là, dans la vieille cuisine où l'on se tenait l'essentiel du temps que l'on ne passait pas à l'extérieur, occupé d'agriculture ou de travaux forestiers, à l'écurie à traire et à soigner son bétail, ou encore à la chambre de la plaque, où se trouvait l'atelier, sous les fenêtres, quand l'on complétait ses revenus avec des travaux horlogers. 
    Des maisons qui ont ainsi fonctionné à l'ancienne pendant des siècles, jusqu'à ce qu'en des temps nouveaux, on ne les modifie plus ou moins complètement. Raison pour laquelle les bâtiments  qui correspondent aujourd'hui aux descriptions que l'on pourra lire, sont rares. Certes, ici ou là, il reste des éléments, mais dans l'ensemble, l'essentiel de cette architecture a disparu. Ce qui reste peut-être le mieux, ce sont les néveaux et les granges, quand il ne s'agissait pas d'occuper ces vastes espaces avec des locaux d'utilité. 
    La question: en restera-t-il une seule un jour, de ces vieilles maisons, qui puisse encore témoigner de ce mode de vie que l'on aura totalement oublié ? On peut supposer que oui, et notamment avec ce bâtiment des Mollards des Aubert désormais pris en charge par une Fondation qui s'est donnée pour but de restaurer la vieille bâtisse dans toutes les règles de l'art.   
   Dans le domaine des publications plus récentes, il faut citer en particulier: Les maisonsrurales du canton de Vaud, tome I, Le Jura vaudois et ses contreforts, de Daniel Glauser, pages 122 à 159 consacrées aux maisons de la Vallée de Joux. Avec de nombreuses photos et des plans divers. Cette matière couronne le tout, et se révèle donc indispensable à la connaissances de nos vieilles bâtisses combières. La ferme des Mollards des Aubert y est traitée avec un luxe de détail impressionnant. 
    En plus de ces différents documents, nous espérons pouvoir vous proposer la visite de quelques maisons combières contemporaines.