61. Un Lolet dans la course.
Villars-Burquin aujourd'hui. Qui s'y souvient encore de François Rochat-Meylan dit Lolet, laitier du village ?
    On s'en référera au texte de Mme Annette Dépraz-Rochat reproduit dans notre série les Riches heures du passé combier quant à l'incendie de septembre 1900 du haut du village des Charbonnières.
   C'est précisément chez les Lolet que le feu avait pris et qui devait se propager à toutes les autres maisons du voisinage. Les Lolet, c'était une famille de onze enfants. Si d'aucuns parmi les sinistrés purent reconstruire sur place ou à proximité, quant à eux, sans argent, il ne le purent pas. Aussi voici la famille éparpillée à travers notre bon canton de Vaud.
    François Rochat-Meylan, il avait probablement eu le temps de prendre épouse au pays avant de partir sous d'autres cieux, atterrit à Villars-Burquin où il se fait laitier. Etant originaire des Charbonnières, sa maison ayant été à deux pas de la laiterie dont il put connaître tous les laitiers ou fromagers, il aurait été étonnant qu'il ne sache pas fabriquer du vacherin. C'est ce qu'il fait. Mais il est encore tenant de l'ancien système, c'est-à-dire qu'il vend sa marchandise affinée et emboîtée à la maison Rochat-Golay du Pont. Nous sommes sauf erreur en 1928. C'est donc une époque charnière. C'est-à-dire que si certains perdurent avec ce vieux système de vendre des vacherins tout prêts, d'autres les livrent blancs aux affineurs qui se chargeront eux-mêmes de leur affinage puis bientôt de leur emboîtage.