5. Les oubliés, ou deux cas de petite vérole au XVIIIe siècle à la Vallée de Joux.
Un passé souvent bien douloureux.
    Le propre de l'homme est d'oublier, et dans le lot il n'y a pas seulement les beaux moments que l'on a pu vivre, mais aussi les mauvais. Nous parlons ici de l'homme pris dans son ensemble. Il conviendrait plutôt de parler de société. 
    Ainsi en est-il de ces épidémies des temps passés dont plus personne ne se souvient. Pire encore, dont la mémoire populaire, par le biais des écrits locaux, n'a pas gardé trace. Alors que les événements étaient tragiques. 
    On a préféré se souvenir en fait de vagues légendes, d'un passé certes dur pour ceux ou celles qui le vivaient, mais néanmoins fait d'une vie continue qui tendait lentement mais sûrement vers ce que l'on appelle le progrès. 
    La mort, collective surtout, était comme un péché qu'il fallait vite oublier. Ces pauvres gens enterrés, il convenait de ne plus penser  par où l'on avait passé. Tant et si bien qu'il faut vraiment fouiller ce vieux temps en profondeur pour retrouver quelques éléments qui permettent d'aller au-delà de la simple banalité des choses. 
    Ces deux cas de petite vérole, dans les communes du Lieu et de l'Abbaye, confirmeront très certainement nos propos. A découvrir ici même.