5. Ami-Frédéric Rochat, marchand de la Cornaz, en dessus des Charbonnières (vers 1850-1860).
Le Cornaz de bise, partie de bise et partie de vent, voisinage où habitait Ami Rochat.
    Ami Rochat est marchand de fromage. Il commercialise gruyère, tommes grasses, sérés, vacherins, chevrotins et beurre. Mais il commercialise aussi du bois. Il affine peut-être lui-même une certaine partie de sa production. Mais il rachète en plus des vacherins des autres fabricants pour compléter une production insuffisante. insuffisant. Ainsi le voit-on reprendre des vacherins à son cousin Juge Isaac Rochat en 1857. Il en rachète aussi de Louis Rochat de Pierre en 1858. Il vend ses "gommes" à divers particuliers, ces années-là à 65 cts. la livre.
    Nous avons affaire, avec Ami Rochat,  à un commerce d'une certaine importance, puisque l'on voit en 1858 faire un versement de 1000.- au notaire Bonard du Lieu pour que celui-ci  place cet argent sur son compte à la Banque cantonale à Lausanne.
    Il fournit de plus des boîtes à la laiterie des Charbonnières, au moins en 1868. L'assortiment est alors, boîte complète plus la sangle, à 25 cts. pièce.
    Ami-Frédéric est fils Moïse Samuel Rochat, petit-fils de Jean-Isaac Rochat dit Janod et frère de Moïse de la Cornaz, aussi commerçant, que nous citons en d'autres lieux pour avoir été le premier acheteur des vacherins de la laiterie des Charbonnières, en 1865-1866. Ce Moïse Rochat est d'autre part l'ancêtre de la famille de Marc Rochat du Haut-Crêt.
    Comme on le voit, dans ce village, les gens sont non seulement liés par des degrés de parenté divers, on est presque tous cousins quelque part, mais aussi par le vacherin. Sacré produit, son histoire méritait vraiment d'être posée sur papier de manière solide et fiable.