58. Le billet de la Vallée, par Louis Meylan, agent à la BCV, 1972.
La route du Marchairuz, gravure anonyme du début du XIXe siècle.
    Un joli texte, richement illustré, qui devait permettre aux banquiers du reste du canton, la place à l'époque était fort honorable, de se faire une juste idée de ces habitants lointains qui habitaient par delà les montagnes, à l'occident, quand on les contemplait par exemple de la capitale. C'étaient, non pas des êtres bizarres, le mot serait un peu excessif, mais dans tous les cas avec beaucoup d'originaux, et pour l'ensemble des citoyens et citoyennes doués d'un langage propre et d'une manière de penser qui n'appartenait qu'à eux. 
    Pour le reste, le métier il s'entend, on savait dans tout le pays que là-bas, si les gens ne fabriquaient pas des montres, ils mettaient en boîtes des vacherins qu'ils avaient affinés dans leurs caves profondes. Le mythe courait encore les vallons, avec une production forte et solide que rien ne semblait devoir jamais menacer. Imaginez, on était en 1972, c'est-à-dire pour la profession, le moyen-âge ! 
    Louis Meylan est un homme doué d'une belle plume, spirituel, qui connaît ses ouailles de les fréquenter jour après jour. Il sait leurs qualités, il devine aussi leurs défauts. Il dresse ici du Combier un tableau rapide et sympathique.