58. L'Ecole industrielle à la Belle-Tola, un article signé Samuel Aubert en 1904
Là-haut sur la montagne...
    A 4 1/2 h. (départ de St-Luc) tout le monde est debout. Les préparatifs de départ, chargement des mulets, etc., prennent un peu de temps et ce n'est qu'à 5 1/2 h. que nous nous mettons en route.
    La journée promet d'être belle. Tous sont gais et dispos, pleins de courage. Nous avons en tête un guide sûr et expérimenté qui nous a rassuré de la façon la plus positive sur les soi-disant dangers de la Belle-Tola. Dans pareilles conditions, ce serait vraiment extraordinaire que notre caravane n'arrivât pas au sommet!
    La montée est une vraie promenade. Voici bientôt la forêt où,  à côté d'énormes mélèzes,  on remarque de magnifiques arolles. D'innombrables fleurs s'étalent entre les troncs; le coup d'oeil est merveilleux. 
    Insensiblement on s'élève, les sommets surgissent et leurs neiges immaculées resplendissent au brillant soleil du matin. Le chemin traverse les garzons émaillés des plus belles fleurs de la flore alpine. C'est uin émerveillement.
    La Bella-Tola se montre à son tour et le chemin qui,  en zigazgs, atteint le sommet,  rassure les plus timides. Bientôt tous sont engagés le long des lacets du sentier qui n'offre aucun, mais aucun danger. A partie de 2900 m. environ, il quitte les gazons et gravit en biais une pente pas très forte couverte d'éboulis.