56. Du côté du Séchey, le lac Ter.
Ce fut le 8 mai 2015. Une matinée splendide.
    Un lac dont on tente ici de cerner l'origine du nom. Ce n'est pas facile. 
    Le lac Ter est alimenté par deux ruisseaux, celui du Lieu, le principal, et celui du Séchey, le secondaire. Les eaux du lac disparaissent dans les profondeurs de la terre par un entonnoir situé sur la rive orientale. On ne sait trop quels canaux souterrains elles rejoignent. Il y a ici du mystère. 
    Le niveau du lac Ter varie souvent en fonction du plus ou moins d'abondance des pluie. Le lac a toute la place pour s'étaler. Il lui arrive même de remonter jusqu'au village du Séchey. Ainsi fut-ce le cas notamment pour 1944, 1955 et 1990. Alors ce lac, de surface modeste d'ordinaire, se révèle un plan d'eau de grande importance. Des photos témoignent de ces inondations. 
    On pêche au lac Ter. On y récolta même la glace par trois fois. Les deux premières, au début du XXe siècle, chantier mené par Edgar Rochat de la Truite, se virent gratifiées par une série de photos dont deux composèrent le sujet de cartes postales devenues fameuses. Il y a là, alors que les hommes de main de notre tenancier s'affèrent à charger les traîneaux qui s'en iront mener la glace à la gare du Lieu où elle sera enwagonnée, une sacrée ambiance. 
    Bref, le lac Ter, magré sa taille modeste, révèle une histoire des plus passionnante.        
    Séchey! Séchey! Séchey!    
    Port de mer sur le lac Ter! 
    Telle était la réclame qu'avait faite l'un des tenanciers du Café suisse de ce charmant village, aurait pu le dire Samuel Aubert qui, pourtant,  jamais ne parla du Séchey de manière un peu conséquente.