53. Les pâturages communs du Séchey.
Le départ du troupeau du village pour le Grand Pâturé.
    Une histoire, tout comme celles concernant les communs de toutes les autres collectivités de la commune du Lieu, entrelardée de procès divers. Il faut cependant constater que ceux-ci sont, non pas anecdotiques, mais peu importants quant à  l'utilisation journalière pendant la belle saison de ces zones pâturables proches des villages. 
    Les communs, où le bétail se rendait deux fois par jour pour s'en revenir au village tout autant sous la conduite d'un berger. Souvent, quand il ne s'agissait pas d'une personne du village, un pauvre diable venu d'ailleurs qui gagnait quelques sous. Les lettres de ces manuels, venus pour beaucoup de plaine, sont quelques fois pathétiques. C'est que l'on a besoin d'ouvrage quand l'on n'est spécialisé en rien et qu'il faut bien gagner sa vie. Plûtot mal que bien.  
    Le berger, en d'autres lieux, s'appelait le cornet. Il avait charge de garder ce bétail dont il avait la pleine responsabilité. Ainsi s'il y avait des dégâts quelque part, à lui d'en répondre. 
    Le système dura jusqu'à la fin des années soixante, terme ultime où les surfaces pâturées autrefois par le bétail du village furent transformée en un alpage du nom de "la Ripière". 
    Quant à ces mêmes surfaces, on les nommait Le Grand Pâturé. Ceux qui s'en souviennent sont de moins en moins nombreux. Raison de plus pour fixer ce passé en ces quelques pages.