4. Le Vieux Cabaret, aux Charbonnières - en préparation -.
Le Vieux Cabaret est à droite. Il y a, à l'époque de la photo, pas loin d'un demi-siècle qu'il a fermé boutique.
    Un droit d'auberge exista de manière formelle dès le milieu du XVIIIe siècle aux Charbonnières. Or ce droit, il semble, était plus vieux d'un siècle, sans qu'il n'y ait forcément eu d'auberge avant le siècle des lumières. 
    La patente était prise par qui le pouvait, sa maison servant de lieu public, qui au village, qui aux Crettets. 
    L'auberge trouva un lieu plus stable dès le début du XIXe siècle, alors que Louis-Siméon Rochat, venu de la Cornaz, installa cet établissement public dans la vaste maison qu'il venait de racheter proche du champ du Moulin, c'est-à-dire à deux pas de la future église construite en 1834. L'enseigne, à la Croix-Blanche, ou à la Belle Etoile,  devait durer quelque 75 ans, c'est-à-dire trois générations au moins. Après on l'abandonna pour ne plus s'adonner qu'à l'agriculture. 
    Signalons que cette auberge, dite plus tard Vieux Cabaret, fut le refuge parfait des contrebandiers français venus de Petite-Chaux, Chaux-Neuve, Bellefontaine, Mouthe, Rochejean et autres lieuix de derrière le Risoud. Ils s'y arrêtaient avant de rentrer chez eux - gare les gabelous - ou avant que de descendre au Plat Pays, c'est-à-dire au bord du Léman, où ils allaient se ravitailler, en étoffes principalement.         La vaste et belle histoire du Vieux-Cabaret est en cours de réalisation.