49. Les canons de Bunau-Varilla, par Claude Berney
Cette célèbre et très chère Bunau-Varilla...
    La Villa Bunau-Varilla, en dessus du Pont, dite aussi Villa du Matin, ou encore Villa Haute-Roche, depuis l'époque de sa construction en 1912, il y a très exactement un siècle, n'a pas cessé d'intriguer le natif comme le promeneur de passage. Elle est isolée, au pied des roches et des forêts, énorme voire surdimensionnée pour la région et de plus, inhabitée depuis des lustres, se dégradant petit à petit. Elle garde de ce fait  un côté mystère des plus intriguant. Qui fut l'homme qui fit construire une telle bâtisse, dans quel but, que venait-il chercher au Pont ? Et surtout quel pouvait être l'état de sa fortune alors que dans un chantier considérable,  il faisait appliquer le nouveau système de construction Hennebique, c'est-à-dire l'utilisation du béton armé. Beaucoup de question et des tas de réponses. Parmi celles-ci figure que le constructeur, Maurice Bunau-Varilla, propriétaire du journal Le Matin de Paris,  était un bonhomme pas trop propre politiquement, germanophile avéré et cela même pendant la première guerre mondiale. Il aura naturellement affaire un jour avec la justice française. Mais ceci, est... une autre affaire.
    Bunau-Varilla. Il ne vient au Pont que l'été. Il débarque avec son armada de demoiselles de chambre, de service, ses garçons de courses, ses domestiques de tous genres et naturellement avec sa famille. L'air du Pont semble lui convenir. Il apprécie la région. Mais aussi, à ce qu'on raconte en coulisse, il a fait installer en secret dans sa nouvelle bâtisse, pourquoi donc serait-elle si conséquence, un énorme canon dressé contre le fort des Rousses. Il est français tout en se méfiant des Français!
    La suite de cette histoire vous est contée en annexe par notre talentueux auteur local, Claude Berney, qui livre là l'un de ses textes les plus étonnants. A vous de le découvrir.