49. Du côté du Séchey, le Crêt à Badeau
Redescendant du Crêt à Badeau sur le Séchey, le spectacle est magnifique.
    Le nom de cette sommité située entre Le Séchey et Le Lieu, elle culmine à 1055 mètres, provient très certainement d'un ancien propriétaire qui put s'appeler Badeau. Il faut tout de même reconnaître que celui-ci est rigoureusement inconnu au bataillon, n'ayant jamais été vu en des centaines de documents. Fut-ce donc un surnom qui aurait pu être donné à ces nombreux Guignard, Dépraz, Meylan, Lugrin, Golay et consorts ?       Le Crêt à Badeau, curieusement ne figure pas sur les cartes de géographie. Il faut consulter le cadastre de la commune pour trouver le terme. Ce site était beaucoup plus couru autrefois qu'il ne l'est aujourd'hui. En effet, la Paroisse y organisait des rencontres avec le très traditionnel culte. La jeunesse du Séchey venait aussi y construire le feu du premier août qui, le soir de cette belle journée nationale, illuminait toute la colline, et surtout se reflétait dans les eaux calmes du lac Ter. 
    C'est à la base occidentale du Crêt à Badeau, à proximité de l'ancienne route de la commune, que furent fondues diverses cloches en 1780. Il y en eut pour chacun, puisqu'il fallut en couler deux pour l'église du Lieu - elles disparurent dans l'incendie de 1858 -, une pour l'ancienne chapelle du Séchey - elle sonne toujours midi dans le clocheton de l'ancienne école - et la dernière pour la chapelle des Charbonnières - elle demeure aujourd'hui encore dans le clocher de l'église construite en 1834. Bref, ce furent là des "coulées" de cloches absolument mémorables, comme il n'y en eut jamais dans la commune, car d'ordinaire ces cloches nous venaient plus volontiers de l'extérieur. 
    Bref, le Crêt à Badeau, dédaigné des géographes et cartographes, n'est pas une colline sans personnalité. Elle mérite sans aucun doute votre visite, ne serait-ce que pour jeter un coup d'oeil sur le payage magnifique que constitue le Lac Ter au fond de son vallon.