48. La bibliothèque du Brassus, créée en 1826
La culture par le biais des bibliotèques.
    C'est assez remarquable sur le plan culturel, qu'une bibliothèque soit déjà créée dans la région en 1826. Il est vrai que peut-être la révolution, avec un débat d'idées considérable et constant, d'où l'habitude prise de parler de tout et de rien avec une liberté que l'on n'avait acquise qu'après le départ des Bernois, poussait très certainement à se cultiver afin de mieux saisir les enjeux des changements en cours. Pour cela on lisait les journaux mis à disposition, mais aussi les livres que l'on pouvait acheter probablement à la capitale, ou mieux encore, à Genève, lors des déplacements pour aller livrer quelque travail "en blanc".
    Ainsi prenait-on l'habitude de lire. Une bibliothèque en conséquence serait vite rendue nécessaire afin de procurer des ouvrages à des gens qui ne tenaient pas toujours à sortir beaucoup de leur porte-monnaie pour s'offrir des lectures. On restait probablement regardant, ne jetant surtout pas son argent par les fenêtres.
    Contribua à la création de cette bibliothèque, le pasteur Pierre Meylan - on trouvera une note sur lui en annexe - de Longirod, resté attaché à son pays natal et qui n'hésitait pas à ouvrir sa bourse pour venir en aide à ses anciens concitoyens
    La bibliothèque devait partager son fonds en deux parties, une pour le Sentier, l'autre pour le Brassus. Puis se fut le divorse définitif entre ces deux entités.
    En 1840 se créée le bibliothèque paroissiale. Très certainement sur l'ancien fonds laissé par la précédente bibliothèque. Une autre bibliothèque voit encore le jour, celle-ci religieuse et sous le regard de David Piguet pasteur. A la mort du dit les deux bibliothèques fusionneront puis cet ensemble ainsi formé, sera cédé à la Paroisse qui devait gérer pendant longtemps ce fonds désormais commun.
    On le voit, rien n'est jamais simple en fait s'histoire.