47. La vie et les voyages de Louise-Amélie Reymond
Le Nil qu'a aussi connu Louise-Amélie Reymond.
     Bien chère tante Loulou,    

  
Tu es pour nous plus qu’une tante ; un lien entre ceux que nous avons aimés, nous-mêmes et les suivants, puisque aujourd’hui nous sommes là pour célébrer ce bel anniversaire de 90 ans. Nous allons essayer de faire connaître à ceux qui nous suivront, ce passé que tu as partagé avec ceux que nous avons aimés.
   
    Chez Bezençon.- Il évoque pour toi toute ta jeunesse au milieu d’une famille qui, sans compter les cinq filles que vous étiez, avait aussi sous toit une grand-mère, un grand-père et trois tantes accueillies et recueillies par vos bons parents.
  
    
Le grand-papa, Louis Reymond, cantonnier de son état, qui portait sur sa casquette l’inscription « Pionnier No 3 ». Son épouse Esther, leur fille, la tante Zélie souffrant d’une affection qui la défigurait. La tante « Caton » et la tante « Dodo », cette âme simple qui passait son temps en prière. Le jour de la noce de ta sœur Ellen, au petit déjeuner chez Bezençon, tout le monde avait terminé le repas et la tante « Dodo » faisait encore sa prière en patois : « Bénis ces pourrou z’enfants » !
   
   
Pour nous, chez Bezençon, ce sont ces ruines où nous allions chaque année en pèlerinage et, dans ces ruines, nous avons laissé tous les regrets que nous avons de ne pas avoir connu le hameau de chez Bezençon. Il est vrai qu’à force d’en avoir entendu parler, il ne nous est pas inconnu. Je demande à nos jeunes de perpétuer ce pèlerinage chez Bezençon. La promenade en vaut la peine, surtout en automne. Il faut redescendre sur le Rocheray.
 
  
C’était un hameau de cinq maisons mitoyennes en bordure de la vieille route qui conduit au Lieu. La famille Reymond occupait le bâtiment situé « à bise ».