46. La méprise d'Anthoine Guignard, par Eric Berney.
Les Bioux, sympathique village égrené sur la rive occidentale du lac de Joux.
    On entendit appeler. C’était le début d’un après-midi de novembre. Quelques hommes, puis des femmes et des gamins, coururent au bord du lac. Dans le groupe qui ainsi se forma, Henri Guignard expliquait.   
    
- J’étais dans mon jardin, vers le rucher, et je voyais un bateau traverser en ça. L’homme s’est levé et tout-à-coup je l’ai vu basculer par dessus bord et tomber à l’eau en criant. Puis plus rien ! Il semblait venir des Esserts-de-Rive.
  
    
On voyait en effet, à peu près au milieu du lac, un bateau abandonné qui penchait fortement sur un côté. Un petit vent s’était levé, le poussant vers la rive. 

    
- Faut aller voir, dit quelqu’un.
   
   
On mit à l’eau le bateau du père Marc, trois hommes y montrèrent et, ramant vigoureusement, ils rejoignirent bientôt le bateau abandonné. On les vit tirer un corps de l’eau et le hisser dans leur embarcation. Un des hommes passa dans l’autre et tous firent rames vers le rivage.

    La suite à découvrir dans le document annexe. Eric Berney était un merveilleux conteur. Il est dommage qu'il n'ait pas laissé une matière plus abondante.