43. La Laisinette-dessus, soit la Laisinette-Vuillet.
Ce brave vieux Tcherlu (Charles Rochat), l'homme qui fromageait à la Laisinette sans faire de rebut!
    C'est là que montait les familles de l'Epine-dessous et du Moulin, associées pour le meilleur et pour le pire.
    A l'époque, soit avant-guerre, ces montagnes que l'on amodiait constituaient un véritable domaine, puisque l'on faisait les foins aussi ici, sur quelque parcelle qui touchait au domaine de la Laisinette-dessous, et que l'on y restait parfois jusqu'à la fin du mois de novembre, le temps de manger tout le fourrage accumulé pendant l'été.
    Mais gare, en fin de saison, la neige pouvait se mettre de la partie et rendre la descente quasiment héroïque. Et même quelle aventure. Songez, le village est à pas loin de quinze kilomètres d'ici, et il y aura toute cette route à faire. 
    Le souvenir de cet épisode de la vie d'une famille laisse des traces  marquantes dans la mémoire de l'une de ses membres, Mme Annette Dépraz-Rochat du Séchey. Elle se souvient ainsi de ces journées d'alpage, et ne manque pas une virgule, tant sa mémoire est prodigieuse qui permet de restituer des faits passés avec un luxe de détails qui fait véritablement plaisir. 
    Il convenait donc de reproduire encore une fois un texte devenu un classique de notre littérature d'économie alpestre.
    Aujourd'hui, vous le découvrirez dans ce nouveau chapitre, la Laisinette-dessus s'est transformée en un véritable château qui trône au-dessus de sa colline. L'emplacement est agréable, la bâtisse désormais pleine d'interrogations. Fallait-il sincèrement en faire autant. 
    Une question à laquelle, personnellement, nous n'avons aucune réponse à apporter.