43. Il neige sur mon village.
Des glaçons, longs de plusieurs mètres parfois, pendent au chéneaux des maisons.
    L'hiver se donnait toujours en plein. Les gens ne quittaient plus les maisons, non pas par peur d'affronter une couche jugée trop épaisse, mais simplement pour ne pas glisser. La rue, c'était devenu l'affaire de ces engins qui vous sillonnent les villages afin de vous autoriser à passer. Ils sont à votre service. Ils travaillent pour vous tandis que vous dormez encore parfois. Ils sont même réconfortants, avec leurs grandes lumières qui percent la nuit. Ils laissent des traces fortes dans lesquelles vous marchez si par hasard vous avez du quitter votre nit douillet et chaud pour, par exemple, aller acheter votre pain. 
    Quel bel hiver quand même! N'est-ce pas, Madame Inderbitzin ?