3. Précis sur le typhus, par F. Gallot, Neuchâtel, 1812.
La triste condition des épidémiés d'autrefois.
    A la fin de 1810 et au début de 1811, une épidémie de thyphus fait rage aux Queues, proches de Combenoire. La contamination a gagné toutes les maisons ou parties de maisons qui composent ce voisinage heureusement isolé. 
    Isolé, il le sera plus encore, puisque plus personne ne s'y risque de peur d'être contaminé. Seul le Dr. Gallot s'y rend ainsi qu'un brave de la commune, le municipal Cart, héros anonyme, qui ne craignit pas de ravitailler tous les jours le hameau sinistré au péril de sa vie.
    La maladie fut mortelle pour deux ou trois des personnes des Queues, tandis que les autres se remirent lentement de leurs fièvres. Cela au début de l'année 1811. On avait eu chaud.
    Le Dr. Gallot, d'Aubonne, avait eu l'occasion en plusieurs fois, il montait exprès pour ce type de visite, de faire le point de la situation. Et au final, un an plus tard, il rédigeait un petit opuscule où il détaillait l'entier de l'épidémie, de ses premières manifestations à la guérison des derniers malades. Ce texte parut un an plus tard, en 1812, à Neuchâtel. Nous le reproduisons en annexe.
    Nous ne possédons malheureusement aucune photo du hameau des Queues qui puisse nous permettre d'illustrer ce chapitre. Les dernières maisons en avaient probablement disparu à la fin du XIXe ou au début du XXe siècle. Il ne reste plus aujourd'hui  en ces lieux qu'un chalet d'alpage qui, à vrai dire ne paie pas trop de mine et surtout de témoigne en rien de l'architecture ancienne des maisons de ce voisinage résolument oublié.