3. Le livre de l'Ecclésiaste.
Une décoration prestigieuse pour cette édition 1930 de l'ancien testament.
    Le livre de l’Ecclésiaste est plus facilement accessible au nihiliste de la fin du deuxième millénaire que tout autre livre de la Bible. Sartre, Camus et beaucoup d’autres en témoignent. Du point de vue du langage et des sujets abordés, la meilleure solution est de le considérer comme un ouvrage du IIIe siècle avant J.-C. dans lequel, à l’époque des Ptolémées, les questions des Juifs et celles des Grecs s’entrecroisent. On a traduit par « Ecclésiaste », conformément à la Bible grecque, l’hébreu Qohélèt qui serait mieux rendu par « dirigeant de l’assemblée ». Ce mot peut aussi être le pseudonyme d’un auteur qui se cache sous le titre de fils de David et de roi de Jérusalem (1 : 1,12). Ses paroles le révèlent comme un interlocuteur très tardif des entretiens de la sagesse dont l’autorité suprême était Salomon ; mais comme individu, il vit tout à fait en marge de la tradition.
                                                                                              Hans Walter Wolf