3. Là-haut, par Edouard Rod, 1897.
Edouard Rod
   Ce fut Volland qui s'éveilla le premier, avant le jour. Il appela ses compagnons. tous trois s'étirèrent dans le foin, tâtonnèrent pour trouver leurs chaussures et furent bientôt debout devant le chalet. La faible lueur grise du crépuscule du matin s'étendait sur la vaste plaine; les silhouettes noires des pâtres, qui allaient traire, glissaient dans l'obscurité, leurs escabeaux attachés au derrière. Le pâto descendit de sa soupente. Il faisait un froid vif et piquant. Maurice Combes alluma du feu pour préparer le café, tandis que les deux autres se dirigeaient vers le torrent, "acheter pour un sou d'eau" pour une toilette sommaire.
                                                                                  Edouard Rod