37a. Le Pont et environs, le pont de la Goille donne son nom au village.
Le pont de la Goille vu par Aberli en 1774.
    C'était le pont de la Goille. Goille voulant dire Gouille en patois local, soit petite surface d'eau, ce que put être le lac Brenet autrefois, plus petit qu'il n'est devenu, tout au moins selon la légende. 
    Cet ouvrage d'art aura donc donné son nom au village, éteignant au passage l'appellation de Petites Charbonnières qui semble avoir été utilisée quelques fois ou quelque temps. Mais oyez les informations suivantes. En 1600 on dit toujours Pra German pour ce village du Pont naissant. Et cinquante ans plus tard on appelle déjà cette agglomération Le Pont. Où faut-il donc placer ces Petites Charbonnières. Les deux formules cohabitèrent-elles quelques décennies ? C'est ce que pour l'heure nous ignorons. 
    Ce pont eut toute son importance. Remarquable ouvrage d'art emporté maintes fois par les inondations et toujours reconstruit. Sa plus belle forme fut certainement celle de 1844/1845, réaménagé par l'Etat de Vaud, avec un empierrement des plus soigné. On se pose la question aujourd'hui pour la première fois, de savoir ce que sont devenues ces belles pierres après que ces murailles furent démontées pour laisser passer la ligne de chemin de fer Pont-Brassus. Il est possible, mais cela est dit sans preuve, qu'elles aient pu servir à construire les quais. Ainsi rien de cette précieuse marchandise n'aurait été perdu. 
    Le pont de la Goille aura été jusqu'à figurer sur les armoiries du village en compagnie de dame truite et de sir Brochet, ces deux hôtes de nos lacs qui agrémentaient l'enseigne de la Truite, dite autrefois Auberge des deux poissons. 
    Tout se tient !