35. Constantin Christomanos nous parle d'Elisabeth de Bavière, impératrice d'Autriche, dite Sissi.
L'association un peu étrange de Constantin Christomanos et de Elisabeth de Bavière, impératrice d'Autriche.
    Il le fait dans un ouvrage paru pour la première fois en 1905, réédité en 1986, le tout sous l'égide du Mercure de France. Grâce à ses souvenirs, alors que dès mai 1891, il avait été le professeur de grec en même temps que cicérone, de la belle souveraine. Et ce qu'il nous en dit, il a pour elle un respect absolu, est fascinant. Elle a quitté sa grâce un peu distante pour nous livrer son âme. En celle-ci ses hautes aspirations en une vie différente, où la nature occupe une large part, avec pour celle-ci une compréhension et un amour véritablement modernes. On sent en de tels sentiments l'influence de son enfance qui s'était passée, on le sait, au sein d'une famille nombreuse et libre. 
    Libre était Sissi qui, tout soudain, à seize ans, devint prisonnière de la cour d'Autriche où elle ne se sentira jamais à l'aise. D'où son envie et sa passion des voyages qui la mèneront à Corfou où notre jolie impératrice, elle ne manquera jamais de rien!, se fera construire un monumental palais, l'Achilleion. C'est là surtout que Constantin Christomanos la découvrira dans toute sa vérité, et qu'avec elle il fera des promenades qui seront chacune comme un long poème. 
    Livre fascinant, véritable chef-d'oeuvre de beauté et de sensibilité, offrant une image non conventionnelle de cette souveraine dont la beauté émerveilla en son temps toute l'Europe. Révélée ici loin de l'image de convenance offerte notamment par les films de Sissi, que l'on pourra néanmoins toujours visionner avec plaisir pour peu que le romantisme ne soit pas pour vous un mot démodé et vide de sens.