34. Localisation des affineurs aux Charbonnières - XIX et XXe siècle _.
Paul Candaux à l'emboîtage.
    Voilà toute une série de plans du village des Charbonnières, avec localisation des affineurs. Tout cela est plus brouillon que définitif. Il n'empêche que c'est la première fois de l'histoire de ce village que l'on tente une telle reconstitution, chose peu facile. Et qui mériterait un jour d'être "affinée".
    On comprendra aisément toute l'importance du vacherin aux Charbonnières dans les grandes années. C'est même là un phénomène peut-être unique au monde! Des vacherins, et des fromages aussi parfois, et des tommes, et des reblochons, en plus des perchettes, des cuisses de grenouilles, des escargots, de la gentiane, dans presque chacune des maisons.
    On produisait de cette manière quantité de nourriture qui s'en allait ensuite par monts et par vaux, expédiée par le train le plus souvent, avant l'arrivée de celui-ci, menées au-delà de nos montagnes avec chars et chevaux. On allait ainsi jusqu'à Lausanne, jusqu'à Morges. Genève, c'était encore trop loin à l'époque, on se contentera du train dès son introduction dans notre pays.
    Le train qui allait lui aussi jouer son rôle dans le développement du produit, incontestablement. On expédierait de cette manière, non seulement dans la Suisse entière, mais dans différentes capitales d'Europe, et jusqu'à Alexandrie, en Egypte où sauf erreur Rochat-Golay du Pont avait d'excellents clients.
    Nous vous invitons donc à découvrir ces différents tableaux qui restent néanmoins à considérer comme provisoires, même s'il n'est pas dans nos projets immédiats de les remettre à jour. Provisoires, et peut-être bien en même temps définitifs. Car il y a là, à reviser, à "affiner", justement, un travail vraiment formidable. Que d'aucuns pourront effectuer en se ralliant à notre fichier des affineurs, et à le faire coller sur les plans du village offerts par les cadastres de 1814 et de 1872-1875. 
    A vos crayons, noirs ou de couleurs, à vos gommes, plumes et stylos!