33. La métallurgie à la Vallée de Joux.
Au début du XVIIIe siècle, le ruisseau du Brassus avait déjà donné naissance à nombre d'industrie du fer et du bois.
    On connaît son existence depuis la fin du XVe siècle. Elle fut active jusqu'au milieu du XVIIIe siècle au moins. Elle aura donc occupé nos Combiers, alors sous l'emprise des grands financiers genevois ou vallorbiers, pendant pas loin de deux siècles et demi. 
    De ces grandes entreprises qui produisaient le fer, naquirent quantité de petites forges privées qui s'y ravitaillaient et où les artisans du fer façonnaient des outils. C'est de cette manière qu'ils se firent la main pendant les siècles. Si bien qu'au milieu du XVIIIe, alors qu'un des leurs eut la brillante idée d'aller se former à l'extérieur en vue de l'apprentissage d'un nouveau métier, l'horlogerie, ils lui emboîtèrent le pas sans grand problème. La dextérité, ils la possédaient depuis longtemps. 
    Notre contrée ne fut ainsi jamais uniquement occupée par l'agriculture et l'élevage. Toujours il y eut en parallèle la pratique d'une ou de plusieurs autres professions. C'est que tout simplement, si  la montagne pouvait nourrir son homme dans les bonnes années, quand surgissait sécheresses, gelées précoces, hivers trop tôt arrivés, il fallait se tourner vers la plaine pour y acheter le nécessaire. Cela demandait de l'argent qu'il fallait se procurer par la pratique de quelque industrie.
    Tout cela résumé par la simple formule: la faim fait sortir le loup de la forêt!