32. Le charriage et l'épanchage des fumiers.
Opération tranquille menée entre deux gouvernages.
    Que voilà deux opérations qui n'ont pas donné  un gros volume de littérature. Et pourtant c'était là un travail important de la vie agricole que l'on pratiquait surtout en fin de saison, en hiver et au premier printemps. Quand l'on avait le temps d'une part, et d'autre part quand le volume des tas près des maisons nécessitait qu'on les allège. 
    Tout au cheval pour les transports, avec le tombereau, le char à fond plat ou le traîneau en hiver, quand il s'agissait de retrouver ses champs couverts de neige. Cela n'empêchait d'aucune manière ce travail si la couche n'était pas excessive. Et tout à la fourche et à l'huile de coude pour ce qui est de l'épandage lui-même qui demande une certaine pratique et quelques soins afin d'affiner sa matière. Et ne pas laisser ces gros tas, que diable! 
    Nous avons tenté par ce nouveau chapitre de restituer ce que fut ce travail. D'autres que nous, c'est certain, pourraient en dire plus. Mais où trouver ces mémoires et ces plumes prêtes à s'y résoudre ? 
    Et un souvenir encore, on épanchait souvent les fumiers à l'heure où poussaient les premiers crocus. Il y avait forcément ici toute une poésie. Que comprenaient elles aussi les corneilles qui souvent nous accompagnait à quelque distance. Et c'était ce qu'on appelle gentiment le bon vieux temps!