30. Jacques Yonnet, Enchantements sur Paris.
Paris selon Doisneau.
    Yonnet aime ce Paris-là. Ce Paris de Villon, de Victor Hugo, dont il ne parle pourtant jamais, ne l’aime-t-il donc pas, de Francis Carco.  Ce Paris, au cœur de la francophonie, où le français pourtant, prend des accents différents et use de mots qui ne sont que d’ici, propres à la rue, à la vie que l’on mène, à nos espérances, à nos dégoûts,  à nos peurs, à notre humour aussi.     Ce livre est noir, certes, mais il n’est pas désespérant. Justement à cause de cette chaleur humaine, à cet esprit d’entre aide, à ce reste d’humanité qui surnage en toutes circonstances.       Il convient de le bien savourer, si cela se peut, pour en retirer la substantifique moelle, comme aurait dit Rabelais, qui ne démériterait pas lui non plus,  pendant que nous y sommes,  de figurer dans cette galerie de si étranges personnages.