2. Notice sur Ollon, pâturages et bergers, par F. Maillard, 1870.
Sur l'Alpe, Patrie suisse du 14 décembre 1928.
    Viennent ensuite les alpages de la basse montagne, propriétés paticulières, où le bétail monte ordinairement dans la seconde quinzaine de mai et reste jusqu'à la fin juin. Deux ou plusieurs propriétaires s'associent volontiers pour prendre en commun un vacher qui soigne le bétal, au nombre de dix à quinze vaches et quelques génisses. Il fait le beurre et le fromage, dont les produits se partagent à la fin de la saison, proportionnellement au lait fourni par les vaches de chaque associé. Ici la vie des bergers est un peu différente que celle des vachers de la Gruyère et du Pays-d'Enhaut, où les montagnes, beaucoup plus étendues, peuvent nourrir de cinquante à quatre-vingts têtes de bétail. Les chalets y sont spacieux, et les diverses occupations s'y répartissent entre chaque employé, selon une hiérarchie assez rigoureuse.

                                                                                                                  F. Maillard