2. Les Pantalons vendent aussi du vacherin (XIXe siècle).
Le vieux Cabaret au début du XXe siècle, avec trois représentants de la famille.
    Les Pantalons, aux Charbonnières, une famille qui tout en n'étant pas affineur, avait souvent affaire avec le vacherin par le fait de gérer l'auberge du village, dite plus tard Vieux Cabaret. Ils rachetaient à des commerçants de la place, gruyère ou vacherin, et revendaient dans leur taverne. Ils pouvaient aussi commercialiser de tels produits en dehors de celle-ci, puisqu'à l'époque, en ce village, tout un chacun avait pour dire sa petite entreprise, souvent liée au fromage.
    C'est dans l'un des livres de comptes du Vieux-Cabaret que fut retrouvée la première anotation faisant état de vacherin. Nous sommes en 1823, mais non aux Charbonnières, comme nous l'avions cru et dit, au Lieu, à l'Hôtel de Ville, tenu alors par un représentant de la famille. Et celui-ci achète du vacherin en provenance du Séchey. C'est dire que cette pâte molle concerne de très près non seulement le village des Charbonnières où il trouva son meilleur terreau, mais aussi  l'ensemble de la commune où on le commercialisait à la même époque. Tout cela étant naturellement lié, et surtout dans le domaine commercial où les échanges sont permanents, tant au niveau de la région que du canton. Avec des  commerçants qui se rendaient aux marchés de la capitale ou des villes principales du bord du Léman, pour acheter certes, mais aussi pour vendre les produits de la région, fromages en particulier.
    Cette histoire, dans tous les cas, reste passionnante, qui n'aura jamais fini de nous livrer tous ses secrets. Et de nous étonner!