28. Venise, cinquième chant - Pierre Longchamp découvre Venise -
Entrée de la basilique Saint-Marc.
    Il descendit.  Il n’y croyait pas. Après si longtemps. Il mettait le pied sur le sol de Venise. Il y avait là un monde fou et des porteurs en veux-tu en voilà. Mais lui il refusait à ce qu’on s’occupe de sa personne. Rien d’autre que lui et celle ville qu’il découvrait enfin, après si longtemps. La connaître par ses petites rues. Une émotion incroyable l’avait submergé.  Il traversa  le grand canal par un pont magistral, seul avec sa petite valise. Venise. Il s’arrêta-là, au sommet de cet ouvrage d’art et crut qu’il y resterait à perpétuité, à admirer ce que d’ici il pouvait voir de la ville, à se pénétrer déjà de son ambiance extraordinaire. Ce jour-là un grand ciel bleu. Et du monde à revendre, plus qu’il n’aurait pu l’imaginer. Mais seul quand même bientôt à arpenter  les petites rues, à se pencher sur les canaux, à se perdre, ne serait-ce que pour le seul plaisir de se retrouver,  car en somme elle n’est pas si grande que cela et toujours au bout d’une certaine distance l’on peut se repérer grâce à des indications ou des monuments d’une certaine importance.