279. Comment ne pas vous regarder ?
Jeune bergère, par Dupré.
    Comment ne pas vous regarder, vous qui êtes si belles, si fraîches, et, ce que l’on imagine probablement à tort, si pures. Vous êtes parfaites en vérité, et quand l’on vous voit passer ainsi, dans un cortège, ce ne sont  pas les troupeaux que l’on regarde, si beaux puissent-il être, avec en tête des vaches superbement décorées, de ces bouquet rouge et blanc, ou bleu et blanc, enfin, de toutes les couleurs, avec des violets pétant, et des verts à croquer, les couleurs, ça ne manque pas ; non, c’est vous que l’on regarde, qu’on admire, qu’on photographie pour avoir le souvenir, qu’on suit des yeux, dès l’instant où vous êtes apparues jusqu’au dernier moment où vous disparaissez au bout de la rue, là où la route, elle tourne.