257. La Christine, ou ce mystérieux Monsieur Christin.
Armoiries de la famille Christin.
    Il y avait d'abord en cette région la plus à l'ouest de la commune, ce que l'on appelait alors Le Faux Touché, que d'aucuns analysent par fayard touché, c'est-à-dire abattu par la foudre. 
    Vint un Monsieur Christin qui racheta des pâturages dans la région, alors la forêt avait été pour dire entièrement défrichée. C'était en 1726. Mais ce nouveau propriétaire ne va pas faire de vieux os à la Vallée à ce titre. En 1733 déjà il tente de revendre sa montagne. La commune est intéressée qui propose 9500 florins. Le propriétaire dit non. 
    Quelques années plus tard un nouvel amateur se présente. C'est le dénommé Daniel Capt du Chenit, forestier, un homme qui fera parler de lui plus souvent qu'à son tour. Celui-ci semble avoir été en association pour cette propriété avec les frères Piguet de Combenoire. Tout au moins ceux-ci sont proches voisins, puisqu'ils possèdent la montagne dite précisément de Combenoire. 
    La montagne sera vendue plus tard à Monsieur le banderet Mandrot de Morges. Il y est au moins en 1778. Suivra sa veuve. La famille Mandrot vendra pour finir tout le patrimoine qu'elle possédait sur le territoire du Lieu à la commune de ce nom. Ces propriétés consistaient en la Christine, la Tépaz (entendez par cela les Ordons) et le Chalet Neuf. Valeur 34 000 florins. Nous sommes en 1814. 
    La Christijne sera désormais amodiée à ceux qui en ont l'utilité. Elle le sera jusqu'en 1880, où, peu à peu reboisée, elle n 'offre plus une surface suffisante pour être pâturée de manière indépendante. Les reliquat de cette montagne sont rajoutés selon toute évidence à celle de Combenoire. 
    La Christine faisait désormais partie de l'histoire. Les chalets croulèrent, et il serait bien difficile de retrouver leurs simples mazures aujourd'hui. 
    Quant au sieur Christin, qui n'avait fait guère plus d'une dizaine d'années à la Vallée, il avait quand même réussit à donner son nom à sa propriété.