24. Chantons l'alpage - Chante Jeunesse 1952 -.
Chantons l'alpage avant qu'il ne disparaisse!
    Chose bizarre, d’où la persistance des traditions populaires, on chantait l’alpage dans les écoles alors que peut-être un élève sur cinq  avait encore des attaches avec le monde paysan, et surtout connaissait, et cela même de très loin, le monde des chalets.    
   Ces chants étaient popularisés par des chorales où l’on cultivait le folklore sans prendre en compte les évolutions qui reléguaient les anciennes mœurs et coutumes dans des tiroirs d’où ils ne ressortiraient jamais. Peut-être que la fête des vignerons n’était pas étrangère à cette persistance tout à fait anachronique.
   
    Un élève sur cinq à la montagne, où l’on se trouve dans la proximité des alpages, mais que dire alors des écoliers de ville, dont pas un sur cent n’avait peut-être vu un chalet de près.
  
    
Et pourtant on chantait encore ce monde en passe, non de disparaître, mais de se voir quelque peu oublié au profit des nouvelles activités. Et l’on chantait  à pleine gorge, comme seuls savent le faire les enfants quand ils s’oublient et n’imaginent pas une seule seconde ce que peuvent bien signifier les paroles qu’on leur fait prononcer.
    C’était ainsi, l’alpage vivait encore un peu, dans le mythe, que l’on entretenait encore par perfusions majeures. C’est que notre civilisation du mazout, aurait dit mon père, avait passé, pour tout bouleverser. Désormais rien ne serait plus jamais pareil